AIPRI
Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants. L'AIPRI a pour but la divulgation scientifique dans le domaine de la physique nucléaire et des dangers radiologiques de la contamination interne.
mardi 29 mai 2012
vendredi 25 mai 2012
Plus dure sera la chute.
En Juin 2011 le gouvernement japonais reconnait
officiellement à travers ses propres chiffres d'excursion que
Fukushima (1,12E19 Bq, 303 millions de Curie) c'est déjà un peu plus que l'excursion de Tchernobyl (1,09E19 Bq, 295 millions de Curie). Point à
la ligne. Depuis on assiste à une comédie médiatique qui s'emploie
à confondre les esprits sans toutefois parvenir à détourner ses
propres poumons des effets délétères retardés de la contamination
interne. N'oublions jamais que le vrai sens de l'expression par
laquelle les documents officiels concluent obligatoirement “n'a pas
d'effets immédiats sur la santé” signifie “a des effets
différés sur la santé.”
On trouvera ci-dessous d'une part “notre inventaire”
partiel des produits de fission et d'activation basé sur les données
de départ suivantes. 257 tonnes de combustible consommés à 14
GwJ/t, “à la cadence” de 2028 Mwé, bref les 3 célèbres
réacteurs de Fukushima. Dans la colonne “Bq excursion” on trouve
les données exposées à l'AIEA par les autorités nippones. La
colonne fraction émise, simple quotient “Bq excursion/Bq
inventaire, permet de tester la qualité de ces chiffres ou plus
exactement leur manque de qualité. On constate en effet qu'un
élément qui à un point d'ébullition à 671°C comme le césium
137 s'est en proportion (3,557%) évaporé plus qu'un élément qui à
un point d'ébullition à seulement 184,4°C comme l'iode 131
(2,76%)... du reste étrangement attaché au corium alors que le xenon 133 l'aurait lui quitté à plus de 88%. On note également, autre illustration pataphysique, que
chacun des isotopes d'une famille à un taux d'excursion terriblement
différent de ses autres “frères” qui ont pourtant exactement le
même point d'ébullition que lui... Par exemple le Te127 est donné
en fugue aérienne à 16,48% de sa disponibilité et le Te129 à
0,49% de sa disponibilité. Bref nos vies sont dans les mains manipulatrices d'ignorants auréolés qui de plus se gardent bien de comptabiliser
les déchets expulsés lors des explosions. Seulement 6,7 kg de
radioactivité serait partie en l'air ! Plus dure sera la chute.
jeudi 24 mai 2012
10e jour de grève de la faim pour Jean-Marie Matagne
10e jour de
grève de la faim pour Jean-Marie Matagne
son action pour l’abolition
des armes nucléaires
Les armes nucléaires
servent à massacrer des centaines de milliers ou des millions de civils. Ce sont
des armes de crime contre l’humanité. Il faut en débarrasser la planète. La
France doit y contribuer en s’asseyant à une table de
négociations avec tous les Etats concernés, conformément à l’article 6 du TNP
resté lettre morte depuis des décennies. Le nouveau gouvernement doit rompre
avec l’attitude négative de la France.
Après 26 ans de vains
efforts pour obtenir que la France s’engage activement dans ce processus,
constatant pendant la campagne électorale que François Hollande ne prenait pas
cette voie, Jean-Marie
Matagne est en grève de la
faim depuis le 15
mai. Il demande au président de la République une audience, espérant
le convaincre de poser la question aux Français :
"Approuvez-vous que la
France participe avec les autres Etats concernés à l’élimination complète des
armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et
efficace ?"
- entrer en contact avec
le Comité : 05
16 22 01 39 ou csgf.rahan@gmail.com
- écrire au président de la
République (lettre type disponible sur le site www.acdn.net )
- inviter le maire de sa
commune à en faire autant (tous les maires ont reçu un courriel
d’information)
- créer, en liaison avec le
CSGF, un comité de soutien local, ou y participer s’il existe
déjà
- suivre et diffuser
l’information dans ses réseaux d’amis
- faire savoir s’il
souhaite s’inscrire dans un mouvement tournant de jeûne symbolique (1 jour ou
plus)
- interpeller tous les
candidats aux législatives et leur poser deux
questions :
1) la question du référendum formulée
ci-dessus
2) "Vous engagez vous, si vous êtes
élu(e) à l’Assemblée Nationale, à demander au gouvernement un
projet de loi ou à déposer vous-même avec vos pairs une proposition de loi
portant organisation d’un référendum sur cette question précise, et à le ou la
voter ?"
Le CSGF
centralisera et publiera toutes les réponses reçues (écrites et signées par les
candidats) et
appellera les électeurs à voter au premier tour des législatives uniquement pour
un ou une candidate ayant répondu OUI aux DEUX questions.
Ont d’ores et
déjà adhéré au Comité de soutien, parmi une centaine de citoyens : Mgr Jacques Gaillot , évêque
de Partenia ; Sophie Morel, administratrice du Réseau « Sortir du
nucléaire », référente de la commission « désarmement
nucléaire », Stéphane
Lhomme , président de l’Observatoire du nucléaire ;
Didier
Coupeau , secrétaire régional EELV Poitou-Charentes ;
Stéphane
Trifiletti , porte-parole régional d’EELV-Poitou-Charentes,
candidat aux législatives dans la circonscription 17-3 ; Jean-Yves Boiffier ,
candidat Front De Gauche, et des candidats dans divers départements et régions,
dont la liste s’allonge.
mercredi 23 mai 2012
L’AIEA déménage à Tchernobyl.
L’AIEA quitte Vienne pour la région de Tchernobyl. Devant le refus obstiné de l’Autriche d’épouser l’électronucléaire et lasse des perfides accusations à peine voilées de double langage et de lâcheté parce que siégeant loin des aires densément contaminées pourtant réputées peu dangereuses, l’AIEA unanime défend avec force sa crédibilité scientifique et, à mode de preuve, décide de transférer son assemblée, ses bureaux, ses laboratoires et son personnel dans cette région objectivement contaminée sans conséquences.
Tous les instituts nucléaires d’Europe ont été solennellement conviés à la suivre avec armes et bagages. L’initiative a d’ores et déjà emporté l’adhésion enthousiaste de l’IRSN, du CEA, de l’ARPA, de NUCLEONICA et de bien d’autres innombrables organisations encore. (L'OMS sera à sa pressante demande déplacée, elle, à Fukushima.) Une technopole atomique transnationale se lève en somme à l’est de Tchernobyl sur une aire qui, cédée pour 1 Euro symbolique par l’Ukraine durant une émouvante cérémonie ô combien historique, passe sous souveraineté territoriale de l’Union Européenne qui, de source accréditée, envisage d’y transférer à terme, dans environ 50 milliards d’années, ses parlements.
En délocalisant leurs rayonnantes activités là où bientôt seront organisées des visites touristiques à l’occasion de l’Euro 2012, les plénipotentiaires de l’AIEA ont pris la sage et scientifique décision de mettre en jeu leur propre vie personnelle afin de falsifier sans appel l’effet de proximité et de démontrer l’innocuité certaine des faibles doses. «Avec notre présence la zone deviendra l’emblème irréfutable de la salubrité et ceci mettra fin définitive aux sarcasmes sur le péril sans seuil entre autre de la contamination radioactive interne par les émetteurs alpha», souligne sibyllin le directeur scientifique «bien que nous ayons peu de mérite à nous y déplacer puisque nous savons parfaitement qu’il n’y a aucun risque radiologique sérieux même si sur place nous nous gaverons tous fatalement de radionucléides» ajoute t-il à la cantonade avec humour et modestie.
Ces mêmes représentants et ces mêmes savants qui aujourd’hui discutent et rédigent les rapports objectifs sur la quantité de Bq artificiels par mètre cube d’air, par kilo sec ou humide de terre, de salade, de truite, de bœuf et d’homme ou par tonne de forêt de Tchernobyl, ces représentants et ces mêmes savants demain se nourriront, boiront et se chaufferont ainsi aux mêmes inoffensifs nucléides artificiels et à la même radiotoxicité redoublée (Am241, U234, U236, etc. sont des descendants beaucoup plus radiotoxiques que leurs géniteurs… La radioactivité baisse mais la radiotoxicité augmente !) que les populations locales qui jouissent depuis 1986 d’un significatif regain de santé. Celles-ci profitent dorénavant d’une longévité si exceptionnelle que, faute de patients, d’entiers services oncologiques ont dû se reconvertir à la pêche au crabe, que les maladies thyroïdiennes, cardiaques, hématiques, pulmonaires, cérébrales, mentales, gastriques, reproductives, gynécologiques, urologiques, dermatologiques, osseuses, les avortements thérapeutiques et les malformations génétiques ont drastiquement chuté semant le chômage dans les respectives spécialités.
Les pompes funèbres de l’entière région ont également été frappées de plein fouet par ce sursaut de jouvence et n’inhument désormais, à vil prix, plus que des vieillards pour lesquels les familles déboursent peu. Contraintes par la baisse des recettes à diversifier leurs activités, beaucoup ont, l’âme en berne et l’ADN en forme, dû faire défluer leur jeune personnel mâle vers les banques internationales du sperme. (« Crise des croque-morts mais boom de l’exportation de sperme plutonigène », titrait récemment non sans malice «L’Absinthe», quotidien transfrontalier d’Ukraine et de Biélorussie.) La faune s’est en outre là ragaillardie si vigoureuse qu’aux frais des généreux «écologistes pour le nucléaire» un régiment de chasseurs assermentés a été recruté à la hâte et pour mettre fin à cette intempestive surpopulation de gibier «qui mine gravement l’équilibre de l’écosystème régional».
Sous la tutelle de la communauté nucléaire internationale un campus concentrationnaire d’excellence formera là également tous les prochains ingénieurs, professeurs et docteurs atomiques occidentaux. Un espace high-tech de presse et de congrès unifié accueillera en outre journalistes, conférenciers et agents atomistes de tous pays. En vue de l’arrivée de l’assemblée, des fonctionnaires et des familles, un novateur plan d’urbanisation avec requalification des milliers de tonnes de matériaux à l’abandon tel que le ciment, le fer, le plomb, le cuivre, etc. qui ont encore échappé à la revalorisation sauvage des ferrailleurs clandestins est en phase de réalisation. Crèches, écoles, installations sportives et récréatives (Tcherno-Disney), centres commerciaux, logements de rang, laboratoire pluridisciplinaire pour un suivi épidémiologique longitudinal au long cours qui apaisera objectivement les craintes, garantiront le confort et le sain développement de leurs enfants, de leur famille et d’eux-mêmes déjà contaminés par ce fallout permanent de nanoparticules radioactives qui, invisible mais bien là en suspension, enveloppe la planète depuis 1945 et vient chaque jour enrichi par les effluents des quelques 480 réacteurs atomiques civils en fonctionnement. (La progéniture des savants, leurs épouses en sont-elles informées ?, a absorbé autant de plutonium que les enfants suisses nés en 1995 qui en ont, entre autre, dans leurs dents de lait. La radioactivité artificielle disséminée en poussières fines vient immanquablement et démocratiquement à quiconque.)
Quelques millions de particules de plus incorporées par jour du côté de Tchernobyl ne sauraient donc à l’évidence faire de mal. Vous le savez mieux que nous puisque, avec diligence, vous avez choisi dorénavant d’y séjourner. Face à un engagement expérimental si noble et si courageux nous nous inclinons au plus bas et saisissons l’occasion pour souhaiter une bonne année 2012 et un bon voyage à tombeaux ouverts à vous et à toutes ces institutions atomiques qui font tant pour la sauvegarde de l’inhumanité.
Votre atome de la paix des cimetières vous attend. Disséminé par votre grâce dans l’entière biosphère, d’une pathogénie inouïe et d’une patience infinie, il vous attend là-bas, il vous attend ici, il vous attend partout.
Post publié il y a plus d'un an que nous reproduisons en l'honneur de l'OMS qui vient juste de pondre le plus gammé et le plus mensonger des rapports sur Fukushima qui soit. Oyez oyez selon l'OMS moins de 2,5% de l'iode 131 disponible se serait échappé des coriums. 1,3E17 Bq sur les 5,8E18 présents. (page 88) Note du 24 mai. Sous réserve de vérification et de confirmation. Le communiqué de presse de la Tepco de ce jour dément le Yomiuri 1,3E16 Bq de Cs137 et non pas 3,6E17 Bq. Nous laisserons la question en suspens. Le Yomiuri Shimbum affirme de manière indirecte que selon la TEPCO 85% du Cs137 des 3 réacteurs a fui dans l'environnement ! (Mais seulement 2,8% de l'Iode 131 disponible au shutdown, bien plus volatil que le Cs se serait échappé...) 360000 TeraBecquerel de Cs137 à savoir 3,6E17 Bq seraient en vadrouille. 4,23 fois plus qu'à Tchernobyl. Ceci représenterait 112 kg des 131 kg de Cs137 présents dans les 3 coeurs (à supposer que la TEPCO chiffre le césium uniquement en provenance des coeurs et ignore le césium des déchets précipités).
Aux USA, le nombre de décès imputables à la catastrophe de Fukushima Daiichi est passé de 14 à 22 000 après de nouvelles analyses.
mardi 22 mai 2012
ACDN. 8eme jour de grève de la faim
Mercredi 23 mai à 20h
30
Réunion du
CSGF-RAHAN
Local de la
FACELS
Maison des
Associations
31 Rue du
Cormier
SAINTES
Chers
amis,
Ce mardi 22 mai, j'entame mon 8e
jour de grève de la faim.
Le succès de cette grève dépend essentiellement de l'ampleur de
la mobilisation qui l'accompagnera et qui entraînera aussi une médiatisation.
Seul, je ne peux rien. Ma grève n'est qu'un catalyseur d'énergies (non
nucléaires) : notre énergie à tous.
Faire plier le lobby nucléaire et le
lobby miliaro-industriel, ce n'est pas de la tarte (aïe, encore un mot à ne pas
prononcer !). Mais c'est faisable si on s'y met tous, au bon moment - le dernier
peut-être avant la fin du siècle ou même la fin de tout - : le début d'un
quinquennat, une élection de députés, une élection du président américain en
novembre, et en décembre une conférence internationale de l'ONU pour un
Moyen-Orient sans armes de destruction
massive...
Si nous réussissons à nous emparer
d'un levier - le référendum, que nous trasformerons de fait en référendum
d'initiative citoyenne - il nous permettra ensuite d'aller beaucoup plus loin
dans le combat pour la sortie du nucléaire civil et militaire.
Je vous invite instamment à
rejoindre le
comité de soutien. Lisez attentivement son Appel et le bulletin
d'adhésion qui le suit : il vous donnera des idées de ce que vous pouvez faire
pour faire avancer le schmilblick. Le temps m'est compté, alors il faut faire
vite, et c'est à chacun de prendre des initiaitves, de s'associer aux
initiatives des autres et de répondre aux appels du comité.
.
Je remercie celles et ceux d'entre
vous qui m'ont déjà apporté leur soutien. J'invite les autres à en faire autant,
à csgf.rahan@gmail.com avec
copie à contact@acdn.net C'est
important pour le moral. J'ai un moral de fer, mais est-il en inox ? .
Enfin, tous ceux d'entre vous qui
sont dans la région et disponibles mercredi soir seront les bienvenus à la
réunion du comité. Normalement, j'y serai.
Amitiés à
tous.
Jean-Marie
Mercredi 23
mai à 20h 30
Réunion du
CSGF-RAHAN
Local de la
FACELS
Maison des
Associations
31 Rue du
Cormier
SAINTES
vendredi 18 mai 2012
ACDN: Lettre au Président de la République, au Premier ministre et au gouvernement
L'AIPRI exprime son entière solidarité à Jean-Marie Matagne, président de l'ACDN, philosophe, ancien candidat à la présidence de la république française, homme de droit et de paix dans son combat pacifiste pour un monde sans armements nucléaires.
Jean-Marie Matagne est en grève de la faim depuis le 15 mai et réclame au nouveau pouvoir français la tenue d'un référendum populaire pour l'abolition des armes atomiques. L'AIPRI lance un appel international à signatures pour le soutien inconditionnel de cette action humaniste et relaye cette recommandation de l'ACDN d'écrire au président de la république française ou au gouvernement français en en expédiant copie à l'ACDN qui la publiera sur son site. L'abolition des armes atomiques est un droit de l'homme et une necessité impérieuse pour la sauvegarde de l'humanité.
Le 18 mai 2012
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames, Messieurs les ministres,
Vous gouvernez la France. Vous avez été élu, désignés et mandatés pour conduire le changement dans le sens de la liberté, l’égalité et la fraternité. Permettez-moi donc d’attirer votre attention sur un changement qui ne souffre plus d’attendre et qui, néanmoins, n’a fait l’objet d’aucun débat pendant la campagne présidentielle.
Depuis plus d’un demi-siècle, la France dispose d’armes nucléaires. Aujourd’hui, ce sont 300 bombes, chacune d’elles ayant de 7 à 22 fois la puissance de la bombe d’Hiroshima, qui a fait plus de 200 000 morts. Ainsi, le chef de l’Etat français pourrait faire à lui seul, par sa seule décision, jusqu’à un milliard de morts, sans parler des blessés.
Cette situation intolérable bafoue :
- la vie humaine et les droits de l’Homme, car une seule bombe atomique, ce sont « des centaines de milliers de morts, des femmes, des enfants, des vieillards carbonisés en un millième de seconde, et des centaines de milliers d’autres mourant au cours des années suivantes dans des souffrances atroces : n’est-ce pas un crime contre l’humanité ? » (Alain Peyrefitte à Charles de Gaulle, le 4 mai 1962) ;
- le droit international, qui fait obligation aux Etats nucléaires ayant signé le Traité de Non Prolifération "de poursuivre de bonne foi et de mener à terme des négociations conduisant au désarmement nucléaire dans tous ses aspects, sous un contrôle international strict et efficace", comme l’a confirmé la Cour Internationale de Justice dans son avis du 8 juillet 1996 ;
- la Constitution, qui place au-dessus de tout et impose le respect des droits de l’homme, ainsi que le respect des traités ;
- le bon sens, car il est absurde de défendre les valeurs républicaines, dont la fraternité, en menaçant de commettre des crimes contre l’humanité ; absurde de lier ses "intérêts vitaux" à l’emploi d’armes fatalement suicidaires contre un pays qui en disposerait aussi ; absurde de prétendre garantir la sécurité de notre pays par ces armes, tout en les interdisant aux autres ; absurde d’encourager ainsi la prolifération, tout en prétendant la combattre ; absurde de vouloir faire des économies et de gaspiller des milliards dans des engins de mort inutilisables ;
- le peuple et la démocratie, car le peuple français n’a jamais été consulté sur la création, l’entretien et la modernisation permanente de cette force de frappe, qui lui a déjà coûté 300 milliards d’Euros. Et pourtant, on sait aujourd’hui d’après des sondages convergents qu’au moins huit Français sur dix souhaitent l’abolition des armes nucléaires, y compris françaises.
C’est pourquoi j’ai l’honneur de vous demander de poser aux Français, par référendum, la question suivante, précisément requise par l’agenda international de 2012 : « Approuvez-vous que la France participe avec les autres Etats concernés à l’élimination complète des armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? » Veuillez agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les ministres, l’expression de ma très haute considération.
Jean-Marie Matagne, Président de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire, Docteur en philosophie. En grève de la faim pour ce motif depuis le 15 mai 2012.
Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)
31, Rue du Cormier
17100 - Saintes - FRANCE
Tel : 05 16 22 01 39 / 06 73 50 76 61
contact@acdn.net www.acdn.netlundi 14 mai 2012
La psychose hallucinatoire chronique post-Fukushima.
La
conviction délirante et inébranlable en l’innocuité des effluents précipités
dans l’environnement au cours des activités nucléaires et en particulier au
cours des catastrophes nucléaires constitue un trouble psychiatrique majeur de
la personnalité moderne. Cette démence est très répandue dans le milieu des médias, de la politique
et de certaines sectes savantes. Elle se caractérise par des hallucinations
inhibitrices qui affectent la perception complète du réel en gommant certains des aspects de celui-ci à la conscience du malade. Totalement incapable de revoir
ses propres conceptions en fonctions des données objectives fournies par le réel, le patient est animé d’une conviction suicidaire larvée qui en modifie la
conduite sociale. Afin de refouler l’intime angoisse de mort qui le tenaille du
fait de l’immanquable contamination interne qu’il pressent avoir subi, très justement d’ailleurs, le patient adopte volontiers une attitude mégalomaniaque
de “faiseur d’opinion” qui a les faveurs des malthusiens. Atteint de logorrhée
celui-ci s’exalte à mystifier autrui pour le détourner de son instinct de
survie. En quête perpétuelle de persuasion
coercitive il entraîne la dépendance des personnes naïves et non
informées avec des conséquences irréparables pour leur santé.
Traitement recommandé: long séjour thérapeutique à Fukushima.
vendredi 4 mai 2012
Inventaire radiologique et radiotoxique par contamination interne de 2000 tonnes de carburant éteint comburé à 35 GwJ/t dans un BWR.
Mis en service entre le 26 mars 1971 et le 24
octobre 1979, les 6 réacteurs de Fukushima ont historiquement mis au monde entre 4300 et 6000 tonnes de
déchets atomiques selon que les coeurs aient été rechargés par quart ou par
tiers. (Soit pour une moyenne de 35 ans de service atomique entre 8 cycles
complets de 4 ans et 11 cycles complets de 3 ans, cycle “en cours” non compris.)
A l’heure actuelle ses 7 acquarium de stockage atomique, certains éventrés, passent
pour ne contenir qu’autour de 2000 tonnes de chaud carburant “éteint”
correspondant en gros à une masse équivalente à 3,5 rechargements complets des
6 coeurs (2000/577 = 3,46). La piscine commune en abrite environ 1100
tonnes et les 6 piscines des réacteurs se partageant environ 830 tonnes. (Ou ce
qu’il en reste après les explosions. Notons en passant que les caméras qui
plongent si bien dans la branlante piscine n°4 ne montrent rien de la piscine (“moxée
?”) n°3 explosée et, à l’époque, lourde de au moins 88 t de carburant usagé).
L’inventaire UOX.
L’inventaire joint a uniquement caractère approché.
Après plus d’un an de la catastrophe, nous ne savons en effet ni à quel taux de combustion moyen ce carburant a été brûlé ni à quel
temps de décroissance moyen il été sujet, certains assemblages auraient, semble-t-il,
plus de 30 ans. Pour effectuer les calculs nous avons considéré qu’il s’agit
exclusivement de carburant UOX, ayant reposé en moyenne 15 ans et ayant subi un
taux de combustion moyen de 35 GwJ/t. La radiotoxicité par inhalation, quantifiée au
travers de la létalité potentielle associée à chacun des éléments radioactifs
du carburant “éteint”, a été calculée en avec le moins pénalisant des facteurs
de dose (Sv/Bq) par inhalation indiqué sur les tables de l’ICRP.
Conclusion
2000 tonnes de carburant éteint, 453 millions de curie, 2600
milliards de doses létales potentielles par inhalation ou 43 milliards de doses
par ingestion. Vous avez dit inoffensif ?
Après 15 ans de décroissance 254 tonnes de combustible
brûlé à 35 GwJ/t (à savoir qu’autour de 36,08 kg de matière ont été fissionnés
par tonne) délivrent une radioactivité de 84,48 millions de Curie à savoir de
3,126E18 Becquerel (3125,6 PBq). 80,71% de cette activité est le fait des
produits de fission pour la plupart bêta négatifs et équivaut à 1% de la
radiotoxicité globale. 19,29% de cette activité est dûe aux produits
d'activation, dans l’ensemble alpha, et
équivaut à 99% de la radiotoxicité globale. Si l’on s’en tient aux coefficients
de dose en cours la radiotoxicité s'élève à un peu plus de 325 milliards de
doses létales potentielles par inhalation et à 5,41 milliards de doses létales
potentielles par ingestion et dépend ici surtout des produits d'activation. Après
ces 15 ans de décroissance cette radioactivité repose pour l'essentiel sur les éléments
suivants: Krypton 85 pour 1,076%, Strontium 90 pour 15,782%, Yttrium 90 pour
15,782%, Césium 137 pour 22,822%, Barium 137 pour 22,822%, Prométhium 147 pour
1,100%, Samarium 151 pour 0,883%, Plutonium 241 pour 15,996%, Cobalt 60 pour
0,750%, Nickel 63 pour 0,549%. La radiotoxicité pour sa part
dépend surtout des éléments suivants: Strontium 90 pour 0,729%, Plutonium 238 pour 20,900%, Plutonium 239 pour 2,569%, Plutonium 240 pour 4,645%, Plutonium 241 pour 4,923%, Americium 241 pour 51,805%, Curium 244 pour 13,611%. NB. Si
ce même carburant n’avait connu qu’une décroissance de 3 ans, il aurait une
activité radiologique de 155,9 millions de Curie (5768,2 PBq) qui équivalent à 262,8 milliards de doses létales potentielles par inhalation et à 8,17 milliards de
doses létales potentielles par ingestion. (Avec le temps la radioactivité globale baisse mais la radiotoxicité alpha augmente en raison du "bildup" de certains éléments très dangereux, comme l'américium 241 par exemple.)
samedi 21 avril 2012
La chambre à gaz atomique.
L’AIPRI a le plaisir d’informer ses lecteurs
de la publication de son pamphlet sur les conséquences environnementales des « essais
atomiques » aériens intitulé La chambre à gaz atomique. Traité de physique
sur la contribution des essais nucléaires à la contamination finale de l’atmosphère.
Nous en reproduisons ici le quart de couverture. L’ouvrage publié par les courageuses éditions V.F.F. Research Institute “ Mare Nostrum “ e.V. (Autriche) est d'accès libre ici.
Comment les hommes se sont concocté une discrète
chambre à gaz radioactive en disséminant dans l’atmosphère plus de 110 tonnes d’uranium, de plutonium,
de produits d’activation et de fission (dont 22,6 tonnes au plus sont retombées
au sol) et comment la radioactivité actuelle de ces 110 tonnes, auxquelles il
conviendra d’ajouter au moins 10.000 tonnes d’uranium « appauvri »
disséminé par les guerres récentes, se multipliera inéluctablement par au moins
12 au cours du temps.
PS. Nous ne pouvons exclure que la catastrophe de Fukushima, notamment en raison de la seconde explosion, puisse avoir purement et simplement redoublé la contamination "durable" (césium, strontium, plutonium) héritée des essais aériens.
PS. Nous ne pouvons exclure que la catastrophe de Fukushima, notamment en raison de la seconde explosion, puisse avoir purement et simplement redoublé la contamination "durable" (césium, strontium, plutonium) héritée des essais aériens.
lundi 16 avril 2012
Inventaire radiologique et toxicologique des 257 tonnes de corium de Fukushima après 13 mois de décroissance.
Avant propos: les coriums des 3 coeurs de Fukushima ne sont que broutille respectivement aux milliers de tonnes de déchets (de 2000 à 9000, on ne sait toujours pas) qui s'y trouvent.
Après 13 mois de décroissance les 257 tonnes de
carburant "coriomisé" de Fukushima, carburant qu’il est raisonnable de supposer avoir été consommé en moyenne à 14 GwJ/t (soit
14,43 kg de matière fissionnée par tonne de combustible), dégagent une tonifiante activité
radiologique de 138,53 millions de Curie à savoir de 5,126E18 Becquerel (5125,8
PBq). (NB. Les épisodes chroniques de
criticité qui traversent ces coriums depuis le début et en relèvent l’activité
ne sont pas ici inclus.) 90,12% de
cette activité est émise par les produits de fission "durables" et équivaut à 23,88% de la
radiotoxicité globale. 9,88% de cette activité est le fait des encore plus "durables" produits d'activation (plutonium, americium, curium, etc.) et équivaut à 76,12% de la radiotoxicité globale. D’après les coefficient de
dose de l’ICRP la radiotoxicité interne s'élève elle, à peine, à 66,08 milliards de
doses létales potentielles par inhalation et à un peu plus de 12,2 milliards de
doses létales potentielles par ingestion. Cette radiotoxicité relève ici
principalement des produits d'activation qui dans l'ensemble sont des émetteurs
alpha. La radioactivité relève par contre ici surtout des produits de fission
qui sont pour la plupart des émetteurs bêta négatif.
Après ces 13 mois de décroissance cette
radioactivité depend essentiellement des: Krypton 85 (volatilisé dans les airs) pour
0,763%, Strontium 89 pour 0,569%, Strontium 90 pour 6,088%, Yttrium 90 pour
6,088%, Yttrium 91 pour 1,525%, Zirconium 95 pour 2,865%, Ruthénium 106 pour
9,683%, Antimoine 125 pour 0,395%, Césium 134 pour 5,524%, Césium 137 pour
8,022%, Barium 137 pour 8,022%, Cerium 144 pour 23,089%, Prométhium 147 pour
16,387%, Europium 155 pour 0,423%, Plutonium 241 pour 7,055%, Fer 55 pour
0,615%, Cobalt 60 pour 1,758%.
La radiotoxicité de son côté dépend pour l’essentiel
des: Strontium 90 pour 2,267%, Ruthénium
106 pour 1,202%, Césium 134 pour
0,583%, Césium 137 pour 0,597%, Cerium 144 pour 17,552%, Prométhium 147 pour 1,195%, Plutonium 238 pour 13,429%, Plutonium 239 pour 11,238%, Plutonium 240 pour 12,081%, Plutonium 241 pour 17,512%, Americium 241 pour 10,268%, Curium 242 pour 8,797%, Curium 244 pour 2,206%, Cobalt 60 pour 0,262%.
PS. Où sont les chiffres officiels nippons sur le taux de combustion moyen des coeurs éventrés de Fukushima ? Pas dans le rapport officiel japonais à l'AIEA en tous cas.
Japan Times: 28 of every 100 Fukushima pregnancies resulted in miscarriage or abortion
La contamination interne par nanoparticule radiographiée chez les oiseaux
14 réacteurs simultanément endommagés le 11 Mars partout au Japon soit 14 réacteurs qui ont simultanément expulsé au minimun des effluents gazeux (Iode, Krypton, Xenon). Combien donc des au moins 2 milliards de Curie disponibles en gaz radioactifs de période de plus de 1 jour contenus dans ces 14 réacteurs ont-ils été "ventilés" d'urgence ? NB. Les 3 coeurs fondus de Fukushima disposaient de plus de 500 millions de Curie de ces gaz. Pour une synthèse en français du document officiel japonais ci-dessus de décembre 2011 voir ici.
lundi 2 avril 2012
Disparition de 90% des oiseaux sauvages au Japon
La disparition, une année après la catastrophe nucléaire de Fukushima, de 90% des oiseaux sauvages au Japon préfigure-t-elle de la disparition des hommes ?
330 μSv/h in river-head area of Minamisoma
Fukushima Radioactive Contamination Symptoms Research (FRCSR)
http://1am.sakura.ne.jp/Nuclear/kou55-4Koriyamap-Airdose.pdf
http://www.japanprobe.com/2012/02/29/mysterious-whale-deaths/
http://mphoto.sblo.jp/article/55571894.html
http://www.nzherald.co.nz/environment/news/article.cfm?c_id=39&objectid=10802442
http://1am.sakura.ne.jp/Nuclear/kou55-4Koriyamap-Airdose.pdf
http://www.japanprobe.com/2012/02/29/mysterious-whale-deaths/
http://mphoto.sblo.jp/article/55571894.html
Muttonbirds affected by Fukushima in New Zeland
http://www.nzherald.co.nz/environment/news/article.cfm?c_id=39&objectid=10802442
mercredi 28 mars 2012
Bis repetita peu placent.
L'AIPRI a décidé de reproduire ici, avec quelques retouches, un texte publié
il y a 6 mois. Les réponses pourtant simples se font attendre…
Un an s'est écoulé depuis la plus grande catastrophe nucléaire civile
qu’ait connu l’humanité et l’on est toujours dans l’expectative de ces
indispensables données nucléaires objectives qui permettraient de prendre la
mesure si non exacte du moins approchée du désastre. Ces données que les
instances nationales et internationales censurent diligentement, sans hélas,
amen, empêcher leurs poumons, les poumons de leurs fidèles alliés
et de leurs fidèles banquiers, les poumons de leurs ennemis jurés, les poumons
de leurs enfants et petits enfants très chéris de s’encrasser d’insoluble
et artificielle radioactivité particulaire ambiante, ces données l’Aipri les a
réclamées vainement dès les premiers jours. L’Aipri, tout aussi vainement, en
renouvelle ici la requête.
Question 1. Combien de milliers de tonnes de carburant « éteint »
(mais fondu en grande partie) sont-elles stockées à Fukushima ?
2800 tonnes ou bien 9500 tonnes comme le soutient un député japonais ? (13,5 tonnes de plutonium 239 dans 2800 tonnes de
déchets ou bien 46 tonnes de plutonium 239 dans 9500 tonnes de déchets ? NB:
Dans un carburant UOX, le Pu239 au déchargement se situe en
gros et en moyenne autour de 5 kg par tonne de carburant quelque soit
le taux de combustion.)
Question 2. Quel est le taux de combustion moyen de ces déchets ? Les
chiffres que l’on trouve vont, grosso modo, de 24 à 42 GwJ/t. (Dans 2800
tonnes de déchets, il y avait-il à la sortie des coeurs 2,49 tonnes de césium
137 ou bien 4,36 tonnes ? Dans 9500 tonnes de déchets, il y avait-il à
la sortie des coeurs 8,46 tonnes de césium 137 ou bien 14,8 tonnes ? NB:
Le Cs137 compte pour environ 3,6% de la masse fissionnée et selon les normes de
l'AIEA une déposition "uniforme" de 175 milligrammes de
particules fines de Cs137 par km2 suffisent à décréter cet espace
"zone interdite".)
Question 3. Combien « pesait » le noir panache initial, d’environ 210
mètres de haut pour 30 mètres de rayon, de la seconde explosion ? Un cylindre
de 30 m de rayon et de 210 m de haut a un volume de 3,14159*(30^2)*210 =
593.761 m3. Si la matière qui le compose a une densité moyenne de 1,2 kg/m3 (densité de l'air) il
pèse 713 tonnes. A savoir combien de tonnes de carburant
« actif et/ou éteint » ont-elles été projetées dans
l’environnement ?
Question 4. Vous est-il si difficile de démontrer spectromètre à la main
que « la substance noire » retombée et respirée à Tokyo même, loin d’être
du carburant nucléaire n’est, comme nous le souhaiterions, qu’un vulgaire sable noir qui tache le
maccadam ?
Question 5. A propos de l'autre Fukushima (Daini) totalement disparue de l'attention. Ne pourriez-vous pas nous montrer quelques belles images de ses entrailles intactes et de ses piscines remplies puisqu'elle n'a connu aucun dommage majeur ? Vous auriez là une formidable occasion de moquer vos détracteurs. Saisissez là !
Question 5. A propos de l'autre Fukushima (Daini) totalement disparue de l'attention. Ne pourriez-vous pas nous montrer quelques belles images de ses entrailles intactes et de ses piscines remplies puisqu'elle n'a connu aucun dommage majeur ? Vous auriez là une formidable occasion de moquer vos détracteurs. Saisissez là !
Effacer Fukushima
Japan: Wild birds decreased by 90%
L'AIPRI relaye cette pétition internationale signalée par une lectrice que nous remercions:
Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie Atomique.
Libellés :
Fukushima
samedi 24 mars 2012
Vous avez dit faible dose ? IV Le cas du plutonium 238
Le plutonium
238 est un radio-élément d’origine artificielle, et l’un des plus toxiques, qui
a une demi-vie atomique de 87,3 ans. Sa consistante activité spécifique s'élève
à 6,37E11 Bq/gr (1,72 Ci/gr). Son taux de décroissance quotidienne est de
0,0021753%, mensuelle de 0,065238% et annuelle de 0,790839%. Pour fixer un
ordre de grandeur, l'élément emploiera 873 ans pour désintégrer 99,90% de ses
atomes et diminuer d’autant son activité radioactive. Métal lourd, il a une densité de 19,84 gr/cm3.
Le Pu238 est un émetteur α qui expulse
avec fracas de son noyau une infime “bille” sub-atomique à la respectable vitesse
de 20000 km/s (72 millions de km/h). Ces “billes” α, très grosses à échelle atomique, sont brutalement freinées par la matière qu'elles ne pénètrent que sur 0,05 millimètre (50
micromètres) transférant ainsi dans le sillage de cette infime trajectoire toute leur imposante énergie délétère. (De 20000 km/s à zéro km en 0,05 millimètre constitue un sacré coup de patin qui met un rien à mal la route...) Une poussière fine α immobile dissipe ainsi son énergie dans la
nano-sphère de 50 microns de rayon qui l’englobe et qui pèse seulement 523,6 nanogrammes.
Chacune des particules α du Pu238
a une énergie de 5,592 MeV, à savoir de 8,9589 millionième de Erg,
capable d’induire 399 mille ionisations; en supposant qu’en moyenne une
ionisation coûte une perte de 14 électronVolt.
Etude de cas d'une poussière ultra-fine de plutonium
238 barricadée dans les tissus: une particule radioactive interagit avec la
matière biologique comme un véhicule fou sans frein interagit avec la foule de
piétons qui l'arrête.
Une poussière
ultra-fine de plutonium 238 de 1 micromètre de diamètre (1 millième de
millimètre) pèse 10,39 picogrammes, comporte plus de 26 milliards d'atomes radioactifs
et a une activité de 6,6 Bq par seconde. En 1 année cette poussière infime désintègre plus
de 207 millions de fois. Immobilisée durant un an dans l’organisme, elle est de
la sorte à même d’induire plus de 83 mille milliards d'ionisations dans entre
50 et 500 cellules vivantes selon le volume de ces dernières. Arrimée dans les
tissus cette poussière ultra-fine délivre ainsi à la minuscule boule de chair agressée
3,56 milliards de Erg, soit 35,57 millions de RAD. Les particules α ayant une efficacité biologique relative (EBR) de
10, le dommage encaissé est dès lors de 356 millions de REM, soit de 3,56 millions de Sievert. Vous avez dit faible dose ?
PS. Tout ceux qui, rassurant à bon compte, répètent sans cesse qu'une particule alpha ne traverse pas une feuille de papier en ont de la chance d'avoir des poumons en papier !
PS. Tout ceux qui, rassurant à bon compte, répètent sans cesse qu'une particule alpha ne traverse pas une feuille de papier en ont de la chance d'avoir des poumons en papier !
mardi 20 mars 2012
Vous avez dit faible dose ? III. Le cas du plutonium 239
Le plutonium
239 est un radioélément artificiel d'une période radioactive de l'ordre de
24400 ans. Son activité spécifique s'élève à 2,27E9 Bq/gr (6,13E-2 Ci/gr) et sa
constante de désintégration s-1 (λ) est de 9,008E-13. Son taux de
désintégration par jour est de 1-EXP(24*60*60*-9,01E-13) = 0,0000078%, par mois
de 0,000233% et par an de 0,002841%. L'élément emploiera autour de 243169 ans
pour désintégrer 99,90% de ces atomes et les transformer en Uranium 235. Métal lourd, il a une densité de 19,84 gr/cm3.
Il
désintègre en mode α en expulsant de son coeur à la vitesse de 20000 km/s un
projectile sub-atomique de la taille d'un noyau d'helium. Cette micro-bille α faite
de deux neutrons et deux protons accolés freinera sur une très courte distance
par télescopage avec les atomes du milieu traversé. Chacune de ses particules α
déploie une énergie ionisante de 5,243 MeV, soit de 5,243 MeV * 1,60209E-6 Erg
par MeV = 8,3998E-6 Erg. Cette énergie est en mesure de donner lieu durant son
court et brutal cheminement à environ 374 mille ionisations; en admettant qu'une
ionisation coûte 14 électronVolt. Trop grosses pour se faufiler dans la matière
sans en percuter à très bref intervalles les atomes ambiants, les particules α
ne franchissent que 0,05 millimètre (50 micromètres) dans la matière biologique
(ou dans l'eau).
Immobilisée
dans les tissus vivants, une poussière fine de tout radio-élément α dissipe
ainsi l'énergie ionisante de ses radiations émises dans toutes les directions
dans une minuscule sphère ayant un rayon de 50 microns égal au trajet maximal
dans la chair de ses rayonnements α. Une telle sphère de chair pèse pour autant
ce poids infinitésimal de 523,6 ngr (4/3 * Pi * (50 * 0,0001^3)); 1 cm3
de chair pesant 1 gr.
Etude de cas d'une poussière fine de plutonium 239
bloquée dans les tissus: une particule radioactive interagit avec la matière
biologique comme un véhicule fou sans frein interagit avec la foule de piétons
qui l'arrête.
Une poussière
fine de plutonium 239 de 1 micron de diamètre a un volume de 4/3 * Pi * (0,50 * 0,0001 ^3) = 5,24E-13 cm3,
un poids de 10,39 pgr (5,24E-13 cm3 * 19,84 gr/cm3),
contient 2,62E10 atomes et présente une activité de 2,358E-2 Bq. (1,039E-11 gr
* 2,270E9 Bq/gr = 23,58 mBq). En 1 an cette particule désintègre 2,62E10 *
1-(Exp(31536000*-9,008E-13)) = 743572 fois. Elle est pour autant en théorie
capable de provoquer plus de 278 milliards d'ionisations en une année dans une centaine de cellules vivantes. En cas d'incorporation et de
fixation cette poussière fine radioactive dépose ainsi dans la microscopique
boule de chair atteinte 7,44E5 Bq * 5,243 MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV /
5,236E-7 gr = 11,9 millions de Erg (1,1929 Joule -1 Erg = 1E-7 Joule-) soit
119286,5 RAD puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr. Compte tenu enfin du fait que
les particules α ont une de efficacité biologique relative (EBR) de 10, le
dommage effectif subi est de 1192865 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de
11928,7 Sievert. Vous avez dit faible dose ?
PS Nous avons ici corrigé une coquille présente dans la précédente version de ce texte. Le facteur de convertion des MeV en Erg était incorrect et, optimiste..., réduisait d'un facteur 10 les doses aborbées...
PS Nous avons ici corrigé une coquille présente dans la précédente version de ce texte. Le facteur de convertion des MeV en Erg était incorrect et, optimiste..., réduisait d'un facteur 10 les doses aborbées...
http://users.skynet.be/mauriceandre/enchocolate4.htm
Tamplin, A.R., Cochran T.B., Radiation Standards for Hot Particles, National Resources Defense Council Report, Washington D.C, USA, 1974.
Page 15.
The unique form of tissue
irradiation displayed by insoluble particles of Pu-239 occurs because, when
Pu-239 decays, it emits an alpha particle with an energy of 5.1 MeV. This
particle has a range (produces biological damage) of only some 40-45 u (0.004
cm) in human tissue. In other words, a Pu-239 particle in tissue will
only irradiate a volume of tissue enclosed in a sphere of 45 u radius. As one
moves inward from the surface of this sphere, the radiation intensity increases
geometrically. About half of the alpha particle energy is dissipated at 20 u
(that is, with a volume that is 1/8 the total volume). This means that the
average dose delivered in the first 20 u is 8 times that delivered in the remaining 20 u.
The
"hot particle hypothesis" is relatively simple.
Qualitatively,
the hypothesis is : When a critical
tissue mass is irradiated at a sufficiently high dose, the probability of tumor
production is high.
A corollary
to this is : When a critical
tissue mass in the lung is irradiated by an immobile particle of sufficient
alpha activity the probability of a lesion developing approaches unity, and the
probability of this lesion developing into a tumor is high .
lundi 19 mars 2012
Vous avez dit faible dose ? II Americium 241.
Produit d'activation mais surtout produit de décroissance du plutonium 241, l'américium 241, qui a été détecté sur le sol japonais, est un radioélément
artificiel de période radioactive de 432,2
années. Son activité spécifique est de 1,27E11 Bq/gr, sa constante de
désintégration s-1 (λ) de 5,086E-11 et sa densité de 13,7 gr/cm3. Cet élément est
un émetteur α dont les particules ont une énergie de 5,64 MeV, soit de 5,640
MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV = 9,0358E-6 Erg. Ces particules α ont une capacité
de pénétration dans les tissus (et dans l'eau) limitée à 0,05 millimètre (50
microns). Immobilisée dans les tissus, toute poussière fine α dissipe dès
lors l'énergie ionisante des rayonnements qu’elle émet dans toutes les
directions dans une sphère d'un rayon de 50 microns égal au trajet maximal dans
la chair des particules α. Réceptacle de l’ionisation, une telle sphère de
chair pèse pour autant ce poids infime de 523,6 ngr (4/3 * Pi * (50 *
0,0001^3)).
Etude de cas d'une poussière ultra-fine d’américium
241 de 0,2 micron incrustée quelque part dans les tissus.
Une particule ultra-fine
d'américium 241 de 0,2 micron de diamètre a un volume de 4,19E-15 cm3, un poids de 0,06 pgr (4,19E-15 cm3 * 13,7 gr/cm3),
contient 1,43E8 atomes et a une activité de 7,293E-3 Bq. En 1 année cette
particule désintègre 1,43E8 * 1-(Exp(31536000*-5,086E-11)) = 229792 fois. En
cas d'incorporation et de blocage une pareille poussière ultra-fine dépose dans
l’aire histologique atteinte 2,30E5 Bq * 5,640 MeV * 1,60209E-6 Erg par MeV /
5,236E-7 gr = 3,9655 millions de Erg, soit de 39655,5 RAD puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr. Compte tenu enfin du fait que
les particules α ont une efficacité biologique relative (EBR) de 10, le
dommage réel souffert est de 396555 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de 3965,5 Sievert. Vous avez dit faible dose ?
dimanche 18 mars 2012
Vous avez dit faible dose ?
L'uranium 238 métallique est un produit artificiel utilisé dans l'industrie nucléaire civile et militaire (UA). Tiré de la concentration d'un élément minéral naturel, il a une densité
de 18,95 gr/cm3. Ce radioélément a une période radioactive autour de 4,49 milliards
d'années, une activité spécifique de l'ordre de 12386 Bq/gr et une constante de
désintégration s-1 (λ) de 4,895E-18. Il désintègre en mode α. Chacune de ses
particules α à une intensité de 4,184 MeV, soit de 6,7031E-6 Erg (1 MeV =
1,60209E-6 Erg), et une capacité de pénétration dans les tissus (et dans l'eau)
de l'ordre de 0,05 millimètre. Immobilisée dans les tissus, une poussière fine radioactive alpha dissipe ainsi son énergie dans une sphère d'un rayon de 50 microns égal au
trajet maximal dans la chair de ses rayonnements α et d'un poids de 523,60 ngr
(4/3 * Pi * (50 * 0,0001^3)). (1 cm3 de chair = 1 gr).
Une particule d'uranium 238 de 1 micron de diamètre a un volume de 5,24E-13 cm3 (4/3 * Pi * ((1/2)*0,0001)^3) ), un poids de 9,92 pgr (5,24E-13 cm3 * 18,95 gr/cm3), contient 2,51E10 atomes et présente une activité de 1,229E-7 Bq. En 1 an cette particule désintègre 2,51E10 * 1-(Exp(31536000*-4,895E-18)) = 3,88 fois. Cette poussière fine radioactive dépose ainsi dans la microscopique boule de chair atteinte 49,6 Erg (4,96E-6 Joules. -1 Erg = 1E-7 Joule-) soit, puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr, 496,2 millième de RAD. Compte tenu du fait que les particules α ont une de efficacité biologique relative (EBR) de 10, le dommage effectif subi est de 4,96 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de 49,6 milliSievert avec moins de 4 désintégrations.... Vous avez dit faible dose ?
Etude de cas d'une poussière inhalable de 1 micron bloquée dans les tissus, par exemple d'uranium dit appauvri
Une particule d'uranium 238 de 1 micron de diamètre a un volume de 5,24E-13 cm3 (4/3 * Pi * ((1/2)*0,0001)^3) ), un poids de 9,92 pgr (5,24E-13 cm3 * 18,95 gr/cm3), contient 2,51E10 atomes et présente une activité de 1,229E-7 Bq. En 1 an cette particule désintègre 2,51E10 * 1-(Exp(31536000*-4,895E-18)) = 3,88 fois. Cette poussière fine radioactive dépose ainsi dans la microscopique boule de chair atteinte 49,6 Erg (4,96E-6 Joules. -1 Erg = 1E-7 Joule-) soit, puisque 1 Rad équivaut à 100 Erg/gr, 496,2 millième de RAD. Compte tenu du fait que les particules α ont une de efficacité biologique relative (EBR) de 10, le dommage effectif subi est de 4,96 REM (RAD * EBR = REM), à savoir de 49,6 milliSievert avec moins de 4 désintégrations.... Vous avez dit faible dose ?
André M-E., Plutonium, poumons et effets de proximité, in Etudes & Expansion, N° 276, Liège, Belgique, 1978. http://users.skynet.be/mauriceandre/ sous le titre Uranium et Plutonium c’est pas du chocolat.
Cochran T.B., Arkins M., Hoenig M., Nuclear weapons databook, Natural Resources Defense Council, Inc., Ballinger Publishing Company, Washington, USA,1999. http://docs.nrdc.org/nuclear/files/nuc_84000001a_01.pdf
Dietz L.A., Estimate of Radiation Dose From a Depleted Uranium Oxide Particle, January 1991. http://www.xs4all.nl/~stgvisie/VISIE/Dietz-L/Dietz-du-3.html
Glasstone S., Redman L. M., An Introduction to Nuclear Weapons, WASH-1037 Revised. U.S. Atomic Energy Commission, Division of Military Applications, USA, 1972. http://www.doeal.gov/FOIADocs/RR00172.pdf
Glasstone S., Dolan J., The effects of nuclear weapons, United States department of defense & Energy research and development administration, Washington DC, 3e Edition, USA, 1977. http://www.princeton.edu/~globsec/publications/effects/effects12.pdf
Gofman J.G., Tamplin A.R., Poisoned power: The case against nuclear power plants, Chatto & Windus Ltd, London, 1973. http://www.ratical.com/radiation/CNR/PP/
Nato handbook on the medical aspects of NBC defensive operations AmedP 6(B), Departments of the army, the navy, and the air force, Washington, D.C., USA, 1996. http://www.fas.org/nuke/guide/usa/doctrine/dod/fm8-9/1ch5.htm
Tamplin, A.R., Cochran T.B., Radiation Standards for Hot Particles, National Resources Defense Council Report, Washington D.C, USA, 1974.
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